La reconversion pas à pas

Attente vs Réalité : Quitter Paris

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Commençons par le plus facile : j’aime Paris.

J’y ai vécu presque toute ma vie, j’y ai fait toutes mes études et j’y ai travaillé de longues années : j’aime infiniment cette ville. J’aime marcher dans ses rues, j’aime le Palais Royal, le jardin du Luxembourg, la vue époustouflante depuis le pont Neuf sur le Louvre et la Conciergerie, les troquets dont la devanture n’a pas été refaite depuis 1972 et qui avoisinent aussi bien une épicerie bio qu’un vendeur de sushis en plastique. J’aime les passages couverts du 2ème et les rues pavées du 14ème. J’aime la modernité clinquante du nouveau 13ème, j’aime la bazar du boulevard de Ménilmontant et de la rue du Faubourg Saint Martin, les serveurs pas aimables du resto chinois de Belleville et la douceur de la rue du Sabot.

J’aime même le métro parisien.

Oui c’est vrai qu’il pue souvent la pisse et je ne prétends pas que se retrouver coincée sur le quai de Champs Elysées Clémenceau à 8h30 tous les matins relève de la partie de plaisir mais j’aime le tadam des rames qui me berce, fermer les yeux et laisser mon esprit s’apaiser les quelques secondes où au milieu des conversations d’inconnus, je laisse au métro le soin de m’amener à ma prochaine destination. 90 secondes entre chaque station. Tadam. Oh oui j’aime Paris. 

Et pourtant j’ai décidé d’en partir. Parce que je ne me vois pas vivre de ce nouveau métier dans une capitale qui compte désormais plus de pâtisseries que de coiffeurs, parce que j’ai toujours voulu vivre à l’étranger et parce que … ma foi, j’y ai vécu la première partie de ma vie et qu’il est temps de changer. 

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Une petite recette au passage..

Attentes vs Réalité : Les Bliss Balls

 

Je conserve volontairement le nom anglais de « Bliss Balls » non seulement pour le côté hype, mais aussi parce que vous comprendrez qu’en intitulant cet article «Boules de la félicité, Attentes vs Réalité », j’avais peur d’attirer (ou de décevoir) un public très différent de celui recherché …

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Neo-vegan, yogiste convaincu, ou tout simplement foodista accro aux réseaux sociaux, vous avez forcément entendu parlé des Bliss Balls, ces petits en-cas ayurvédiques à base de pâte de dattes (parfois de figues) auxquels on a ajouté des fruits secs, des épices ainsi que l’inévitable huile de coco afin d’en faire une collation énergétique ultra saine.

De la super – super – food en quelque sorte, de quoi faire entrer Gwyneth Paltrow en pâmoison et Jean Luc Petitrenaud en dépression.  

Etant moi même une bobo arrogante, fan du poirier bhoutanais, obsédée par mon compte Instagram et par mes 23 followers, cette recette avait bien évidemment tout pour m’intriguer. Certes, nous sommes ici bien loin de la pâtisserie française dont je m’échine à apprendre les bases depuis plusieurs mois mais autant vous dire que customiser ces fameuses boulettes en leur ajoutant de la crème à 35%  ou du praliné croustillant ne fait pas exactement partie des principes diététiques édictés par Sogyal Rinpoché. Bête et disciplinée je me suis donc abstenue de toute originalité et j’ai suivi la recette qui me semblait la moins répugnante la plus attrayante (celle de Donna Hay, star télévisuelle des fourneaux en Australie) et je me suis lancée.

Alors ces boules : félicité ou calamité?

 

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La reconversion pas à pas

Retour sur les bancs de l’école à 40 ans : comment survivre?

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Se reconvertir passe le plus souvent par une étape de formation. Oui j’aime enfoncer les portes ouvertes, c’est même mon troisième hobby préféré après l’algèbre linéaire et acheter des pneus neige.

Sauf exception, avant de se lancer dans la vente de pompons ou la restauration de céramiques byzantines la plupart d’entre nous devra donc apprendre son futur métier dans le cadre d’un cursus ou à minima suivre des cours en création d’entreprise, langue, bureautique, management etc. En bref, avant de devenir le futur Steve Jobs du napperon ou la prochaine Claire Chazal de Haute Garonne, ça ne va pas rater : vous allez devoir retourner à l’école, vous former.

Logiquement, si vous avez déjà un petit bout de carrière professionnelle derrière vous, la notion de formation vous évoque avant tout une salle de réunion pour 16 personnes agrémentées de rangées de chaises en plastique, d’un rétro projecteur que l’on mettra 35 minutes à allumer, d’une table garnie de 3 thermos de café et d’un panier de mini-viennoiseries dont vous écraserez les miettes sur la moquette, et d’un animateur qui passera son temps à se demander comment faire pour garder votre enthousiasme intact quant à l’importance de la norme IFRS 10 dans le cadre de la définition d’un périmètre de consolidation jusqu’à 12h30. Ou peut-être n’est-ce vrai que pour les fiscalistes ?

Dans le cadre d’une reconversion dans un métier très manuel comme la pâtisserie, le mot formation prend un tout autre sens et dans certains cas, c’est bien d’un retour sur les bancs de l’école dont il s’agit.

Oui je vous parle de prof principal, de conseil de classe, de bulletin de notes, de téléphone éteint pendant les cours, et merci de justifier auprès de l’administration votre absence du 12 mars . Ce genre de retour à l’école.

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Une petite recette au passage..

Cinq raisons pour lesquelles vous ratez votre pâte à choux (rubrique ma vie est un drame)

Pièce montée

 

Que vous ayez décidé de vous lancer dans la confection de Paris-Brest au praliné, d’Eclairs au boudin, ou de Religieuses aux crevettes, que vous vouliez vous en servir en guise de cochonnet pour jouer aux boules, ou moins courant, que vous ayez besoin de projectiles pour caillasser des vitrines lors de votre prochaine manifestation contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, vous voilà un beau matin devant une évidence : vous avez un besoin urgent de pâte à choux.

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